L'historique

1920 À 1930
Au début du 20e siècle, les deux tiers des Québécois vivent à la campagne, le long de la plaine du Saint-Laurent. L’agriculture domine et déjà, quelques coopératives sont mises sur pied pour approvisionner les fermiers et transformer leurs produits.

Le 29 décembre 1922, la loi de La Coop fédérée reçoit la sanction royale. Cette loi consacrera la création de la fédération des coopératives agricoles du Québec, par la fusion de trois centrales coopératives : la Coopérative des fromagers de Québec, le Comptoir coopératif de Montréal et la Société des producteurs de semences de Sainte-Rosalie.

Au cours de l’année 1923, on nomme le premier président de La Coop fédérée, connue à l’époque sous le nom de Coopérative fédérée de Québec : M. Arsène Denis. Le siège social de la coopérative est installé à Montréal. Hors de cette ville, La Coop fédérée exploite un important réseau de succursales à travers la province. Certaines connaissent un succès impressionnant, comme celle de Québec qui voit son chiffre d’affaires croître de plus de 130 % entre 1924 et 1926.

Le gouvernement provincial, qui participe activement au financement et au fonctionnement de La Coop fédérée, met par ailleurs sur pied en 1927, une équipe de « propagandistes » qui va parcourir la province afin de mieux faire connaître les principes de fonctionnement en coopérative.

La Coop fédérée est durement touchée par la récession qui suit le krach boursier de 1929. Heureusement, elle reçoit un appui gouvernemental qui lui permet de poursuivre ses activités.

1930 À 1950
Au début des années 30, La Coop fédérée est active dans quatre secteurs : les beurres et fromages, les engrais alimentaires, les semences et engrais minéraux et la vente des produits de la ferme.

Dans le secteur laitier, une concurrence féroce perdure entre La Coop fédérée et le Comptoir coopératif, mis sur pied en 1929 par l’Union des cultivateurs catholiques (UCC), syndicat d’agriculteurs. Le Comptoir est finalement intégré aux actifs de La Coop fédérée en 1938.

Enfin, en 1939, une centaine de syndicats coopératifs s’affilient à La Coop fédérée, créant ainsi l’unité au sein du mouvement coopératif. En 1945, La Coop fédérée modernise ses installations avicoles ainsi que ses meuneries. Dans le secteur laitier, elle se réorganise. C’est avec les trayeuses que le service d’approvisionnement fait son entrée dans la vente d’équipements pour les fermes. Poursuivant son rôle éducatif, La Coop fédérée offre des cours sur les caractéristiques techniques des machineries, créant ainsi un climat de confiance avec les cultivateurs.

Pendant de nombreuses années, les coopératives sont exemptées d’impôts. Ce privilège fiscal suscite beaucoup de mécontentement dans le monde du commerce. À compter de 1947, et ce, malgré de nombreuses protestations, le gouvernement fédéral décide que les montants portés à la réserve générale des coopératives deviennent imposables, portant ainsi un dur coup aux coopératives agricoles obligées de revoir leur financement.

En 1938, La Terre de chez nous publie une chronique coopérative précurseur du Coopérateur agricole. C’est toutefois en 1948 que Le Coopérateur agricole, le magazine d’information des agriculteurs membres des coopératives affiliées, est publié pour la première fois par La Coop fédérée.

1950 À 1980
La Coop fédérée devient une grande entreprise pendant la guerre. Le nombre d’employés triple en quelques années. Au milieu des années 50, la société emploie plus d’un millier de personnes, devenant ainsi un acteur économique important au Québec.

La Coop fédérée achète en 1955 l’entreprise Legrade, spécialisée dans l’abattage et la commercialisation des viandes. En 1958, à la suite d’un besoin exprimé par les cultivateurs, elle ajoute les produits pétroliers à son offre de service.

En 1966, La Coop fédérée se porte au secours d’une coopérative affiliée en difficulté en créant le premier « Centre agricole Coop » avec un statut transitionnel semblable aux anciennes succursales de La Coop fédérée, mais dans un objectif de retourner aux coopérateurs leur entreprise autonome dans les meilleurs délais.

En 1974, le réseau de distribution de pétrole de La Coop fédérée compte 58 coopératives, 12 centres Fédérée et 75 stations-service.

En 1975, La Coop fédérée fait un pas important dans le secteur avicole en acquérant Québec Poultry. Sur les 75 millions de poulets de gril élevés par les aviculteurs québécois, les deux tiers sont abattus par La Coop fédérée et les coopératives de Saint-Anselme et de Saint-Damase.

En 1977, La Coop fédérée crée le secteur quincaillerie et machineries agricoles avec l'ouverture d'un centre de distribution à Trois-Rivières.

1980 À AUJOURD’HUI
La Coop fédérée fusionne en 1991 les activités de sa division des viandes, Turcotte & Turmel, avec le Groupe Olympia ltée, pour former Olymel. Olymel est aujourd’hui le plus grand exportateur canadien de produits de porc et de volaille.
En 1990, Groupe Lactel, regroupant la division laitière de La Coop fédérée et cinq coopératives affilées, devient le plus important exportateur privé de produits laitiers au Canada. En 1993, la division de la transformation de la volaille de La Coop fédérée change de nom et devient Aliments Flamingo.

En 1994, la division des pétroles Sonic devient le premier distributeur québécois à offrir un carburant à base d’essence additionnée d’éthanol.

En 2000, La Coop fédérée vend à Agropur sa participation dans les activités de Groupe Lactel.

En 2001, La Coop fédérée a implanté Olymel dans l'Ouest canadien avec l'acquisition de l'abattoir Red Deer, en Alberta.

En 2004, la plus importante coopérative agricole du Québec change de visage et de nom et devient La Coop fédérée. Cette nouvelle image reflète le dynamisme d’une entreprise qui, de génération en génération, a su incarner la passion des gens et de la terre.

En 2005 La Coop fédérée met en place le Porc-Coop qui se veut une première étape dans la constitution d’une véritable filière porcine coopérative. Cette même année voit également l’arrivée d’un nouveau partenaire dans Olymel soit le Groupe Brochu/Lafleur.

En 2008, La Coop fédérée a acquis Agrico et Agronomy Company of Canada Ltd, une importante entreprise de distribution de fertilisant, ce qui en fait le plus important distributeur de produits de productions végétales dans l’est du Canada.

Depuis 2008, La Coop fédérée et ses coopératives affiliées se sont investies dans une vaste réforme de leur modèle d’affaires appelé Chrysalide. Le projet Chrysalide, c’est penser globalement et agir localement. Il vise à obtenir les économies d’échelles propres aux grandes organisations tout en maintenant le maximum de coopératives impliquées dans leur milieu, en éliminant les doubles coûts associés à la structure fédérative et en se donnant une cohérence de groupe. Ce projet implique également une vaste modernisation des structures informatiques du réseau La Coop.

En 2014, La Coop fédérée fait l'acquisition des actifs de Big Sky Farms, qui est renommé OlySky. Disposant d'un cheptel de 42 000 truies, la production annuelle d'OlySky s'élève à un million de porcs.

En février 2015, La Coop fédérée annonce que Groupe BMR est désormais une de ses filiales à part entière. Elle s’est ainsi prévalue de ses droits d’option après avoir fait l’acquisition d’une participation minoritaire en 2013.​

Aujourd'hui, le réseau La Coop est composé de près de 70 coopératives affiliées, propriété de plus de 90 000 membres. Le réseau La Coop emploie plus de 18 000 personnes et cumule un chiffre d'affaires de 9,3 milliards de dollars.

En 2016, La Coop fédérée regroupe ses activités de distribution d’énergies (Sonic) avec celles de Groupe Filgo. Le réseau de La Coop devient donc partenaire à 50 % de la nouvelle entreprise née de cette fusion : le Groupe Filgo-Sonic.