AEUMC : La Coop fédérée déçue des concessions accordées dans l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC)

Le raffermissement des liens économiques avec les États-Unis et le Mexique assombris par de nouvelles concessions dans les secteurs sous gestion de l’offre.

Montréal, le 3 octobre 2018 – La Coop fédérée est déçue des concessions accordées par le gouvernement fédéral en matière de gestion de l’offre dans les secteurs du lait, de la volaille et des œufs. La Coop fédérée est bien positionnée pour reconnaître l’importance pour le Canada de tisser des liens commerciaux solides avec ses partenaires d’Amérique du Nord. Il aurait toutefois été souhaitable que l’AEUMC soit conclu en protégeant intégralement la gestion de l’offre, un système qui continue de démontrer son efficacité et sa pertinence.

En ratifiant un accord qui entraîne de nouvelles brèches dans les barrières tarifaires de secteurs sous gestion de l’offre, le gouvernement ne reconnaît pas assez l’apport de l’agriculture et de l’agroalimentaire au développement économique et social du Canada et de ses régions.

Soulignant que la libéralisation des échanges favorise généralement la croissance économique, M. Ghislain Gervais, président de La Coop fédérée mentionne néanmoins « qu’il est tout à fait légitime de vouloir protéger le patrimoine, le savoir-faire agricole et la sécurité alimentaire des canadiens par le maintien du système de gestion de l’offre. »

Ces nouvelles brèches dans le système de gestion de l’offre nous déçoivent et nous préoccupent d’autant plus qu’elles s’ajoutent aux concessions déjà données coup sur coup par le Canada lors de la ratification du Partenariat Transpacifique conclu en 2015 et de l’Accord économique et commercial global avec l’Union Européenne en 2016.

« Nous sommes inquiets des impacts qu’auront ces concessions sur le développement des régions du pays et le dynamisme rural. C’est de l’avenir de milliers de familles agricoles et de leurs fermes au Canada dont on parle ici. C’est aussi une question de respect des valeurs des consommateurs québécois et canadiens qui aiment la spécificité et la diversité des produits d’ici », précise le président de La Coop fédérée.

Nous attendons maintenant les textes finaux de l’entente ainsi que les détails des mesures compensatoires pour mieux évaluer les répercussions de cet accord. « Il faudra analyser la portée des futurs programmes dédiés aux industries sous gestion de l’offre, de façon à déterminer s’ils compenseront équitablement les impacts négatifs de l’AEUMC dans les secteurs touchés » soutient M. Gervais. À ce sujet l’expérience vécue par les producteurs suite au PTP et à l’AECG n’est pas concluante » ajoute-t-il. La Coop fédérée entend d’ailleurs en discuter avec les représentants du gouvernement fédéral.

Malgré cette déception, La Coop fédérée croit en l’avenir de la gestion de l’offre, dans la mesure où le gouvernement canadien prend les mesures nécessaires pour assurer le contrôle rigoureux des frontières dans le futur. Par ailleurs, nous sommes confiants que la nouvelle entente contribuera à sécuriser plusieurs autres canaux d’exportation de produits agroalimentaires vers les États-Unis et le Mexique. À cet égard en ce qui concerne nos exportations de viandes porcines et autres denrées agricoles, cet accord permettra à La Coop fédérée de poursuivre sa stratégie de développement à l’international, l’un des piliers les plus importants de sa stratégie de croissance globale.

À propos de La Coop fédérée
Fondée en 1922, La Coop fédérée est la plus importante entreprise agroalimentaire au Québec, la seule coopérative agricole pancanadienne et la 24e plus importante coopérative agroalimentaire au monde. Elle représente plus de 120 000 membres, producteurs agricoles et consommateurs regroupés dans près de 70 coopératives réparties dans plusieurs provinces canadiennes. Elle emploie plus de 13 000 personnes et son chiffre d'affaires s'élève à 6,3 milliards de dollars. En incluant ses coopératives affiliées, La Coop fédérée compte près de 18 000 employés et un chiffre d'affaires combiné de 9,2 milliards de dollars. Ses activités se séparent en trois divisions : Olymel S.E.C. (sous les bannières Olymel, Flamingo et Lafleur), la Division agricole (sous les bannières La Coop et Elite, Agrocentre, Agrico et Agromart) et Groupe BMR inc. (sous les bannières BMR, Unimat, Agrizone et Potvin & Bouchard). Pour en savoir plus, visitez le www.lacoop.coop. Compte Twitter : twitter.com/LaCoop_federee.

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Source :
Ben Marc Diendéré
Vice-président principal, Communication, affaires publiques et image de marque
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